11 juin 2007
Le Jeu vidéo est un art (III) - Castlevania : The symphony of night
Salutations,
Aujourd'hui j'aimerais vous parler d'un jeu qui est un classique des classiques.
Ce jeu, c'est Castlevania Symphony of the night.
Il est l'oeuvre d'une équipe d'exception oeuvrant chez Konami.
Le producteur est l'immense IGARASHI Koji plus connu sous le pseudonyme de IGA.
La divinement inspirée YAMANE Michiru dont les musiques sont l'ame de cet univers romano-gothique.
Et la De Vinci-esque designer est l'incomparable KOJIMA AYAMI
Pourquoi encensé un jeux 2D qui a plus de dix ans ? C'est insensé !
Simplement, ce jeu est un genre à lui tout seul c'est un plateforme/action/aventure/labyrinthe/rôle.
Ce genre, vous le reconnaitrez est assez spécial et unique !
Mais pourtant on trouve tout cela et bien plus dans cette merveille !
Le coté plateforme/action est ce qui définissait les Castlevania précédents, se transcende dans cet opus en un mélange détonnant de déplacement millimétré et d'ennemis plus ou moins coriaces, que l'on combat avec un ensemble de trouvailles au niveau gameplay absolument délicieux.Par exemple on déclenche des sorts en faisant des combinaison de touches et de demi cercle avec la croix directionnel, un peu comme dans les Street Fighter ou autres King of fighter. De plus le controle du personnage atteint ici une perfection rarement égalé dans un jeu de plateforme/action (supérieure à celui de Super Métroid sur SuperFamicom ), dans ce jeu les déplacements sont réellement millimétré.
Le coté aventure/rôle provient de l'adjonction d'un inventaire complexe riche, et touffu digne d'un rpg ou d'un Zelda ! Les élements de l'inventaire ayant un impact direct sur le comportement du héros, le choix des armes qui influe directement sur les dégats causés aux ennemis, comme dans un rpg classique.
Enfin comme les précédents jeux de cette série le chateau qui sert de lieux de villégiature au héros sort de l'esprit le plus torturé qui soit, voilà un lieu que n'aurait pas renié le minotaure ! Ce qui explique le coté labyrinthique de ce parfait exemple de puzzle en effet parfois pour finir une branche du chateau il faudra y revenir lorsqu'on sera equipé du bon item, ou lorsque l'on aura récupéré la bonne capacité, par exemple les plateforme inaccessible sans le double saut.
Cette description rapide et sommaire des qualités exceptionnelles d'un jeu issus d'une lignée de jeu elle même de grandes qualités (selon leurs époques), ne suffirait pas à faire de ce jeu un chef d'oeuvre !
Seulement il y a YAMANE Michiru et KOJIMA AYAMI deux des plus grandes artistes de leurs domaines respectifs oeuvrants dans le milieu vidéoludique.
D'un jeu excellent on passe au chef d'oeuvre grâce au travaux exceptionnels de ces deux grandes dames.
Les design de KOJIMA AYAMI sont somptueux et collent parfaitement à l'ambiance gothique du scénario. Le dessin inspiré de l'art nouveau est parfaitement mis en valeur par les choix parfaitement en adequation avec le game designe du chateau. KOJIMA AYAMI a su créer un ensemble graphique cohérent et inspiré sans être répétitif. Voilà un exemple parfait de l'art graphique dans le jeux vidéo.
Malgré une qualité exceptionnel du travail graphique, ce qui fait basculer ce jeu définitivement dans le panthéon vidéoludique mondial, ce sont les musiques prodigieuses de YAMANE Michiru. On entre pour l'une des premières et uniques fois dans le domaine du simplement sublimes avec les airs composés par cette immense artiste. Les musiques de YAMANE Michiru font parties des trés rares et exceptionnelles musiques pouvant soutenir la comparaison avec les musiques de Uematsu Nobuo (Final fantasy), Kondo Koji (The legend of Zelda) ou Sakimoto Hitoshi (Vagrant Story).
Pour finir, ce jeu est un chef d'oeuvre que je vous recommande chaudement. Il faut particulièrement y jouer pour apprécier l'alchimie particulière qui apparait quand des artistes d'exceptions travaillent de concert à une oeuvre commune.
Ce jeu est un trés grand moment. Ses versions était au départ extrêmement rare et difficil à trouver sur playstation et encore plus sur saturne. Mais les heureux possesseur de XBOX 360 peuvent désormais télécharger cette merveille sur le XBOX Live cela grâce à une conversion réalisée par Backbone Charlottetown pour le compte du label Digital Eclipse.
Enfin pour finir il faut noter que IGARASHI Koji, YAMANE Michiru, KOJIMA AYAMI ont récidivé ensemble sur d'autre jeu de la série Castlevania avec un bonheur inégal,quand sur les Castlevania en 2D sur Nintendo GBA ou Nintendo DS sont des jeux trés proches de Symphony of the Night, les jeux en 3D sur Playstation 2 sont simplement de bonne facture malgré de trés grandes qualités graphiques et musicales, il y réside quelques défauts essentiellement issus de la gestion de la caméra.
Pour aller plus loin je vous recommande:
- l'article de wikipédia : Castlevania : The symphony of night
- lire les opinions des joueurs sur le site www.gamekult.com.
23 août 2006
Du héros dans le jeu vidéo...
Un héros qui a de la classe , un sur-homme nietzchéen, ou un plombier ! La question, à mon humble avis, ne devrait pas se poser ainsi !
La question devrait être :
"Quelle est l'histoire que nous conte ce jeu et de quelle manière j'intéragis avec l'environnement ?"
Le héros a finalement peu ou pas d'importance ! Entre un Kratos et un Ico les différences sont abyssales quant à la nature de ces personnages ! Mais Ico et God of war 1 sont tous deux d'extraordinaires jeux cela grace à leurs interactivités, leurs scénarios, et surtout de leurs réalisations absolument géniales.
Une question que l'on peut se poser conséquemment des deux précédemments évoquées :
"Le héros/personnage principale est il assez ou pas assez armé/équipé/préparé/puissant pour affronter les épreuves qui lui sont infligés/opposé ?"
Dans ce cadre la question du héros à une importance mineure car finalement c'est la question de l'équilibre du gameplay qui se pose !
Car entre un super Mario (l'exemple parfait) et un Ikaruga (l'anti-exemple parfait) il existe pléthore de jeux et de système de gameplay ou le héros n'est finalement que le prétexte de la mise en oeuvre de gameplay !
Enfin entre un Dante, un Kratos, un Snake, un Code-47, un Tony Vercetti, une Lara Croft, un George Stobbard, un Ico, Un Mario, un Parappa, ou un prince Katamari-esque, l'art vidéoludique connait une infinité de déclinaison de personnages et d'univers cela comme tout les arts !
Certes pour les plus jeunes on priviligiera la fin de cette liste, pour les plus grands certains se tourneront vers des univers de plus en plus mature ! Comme en littérature ou en cinématographie !
Viendrait-ils à l'idée d'un adulte normalement constitué et équilibré de faire voir un film de Georges A. ROMERO ou de faire lire un livre de Howard Philip LOVECRAFT à un enfant ?
Comme tout les arts, le jeux vidéo connait une diversité de publique de thème, d'univers et donc de héros !
Quand à la question de la surpuissance du héros, et de la passivité du joueur/spéctateur, c'est comme je l'ai déja précédemment dit une question d'équlibre du gameplay (lequel gère entre autres l'intéractivité) !
Le gameplay qui est finalement la définition même du jeux vidéo sa nature fondamentale !
Entre un pong et un Table Tennis plus de 30 ans sont passés, la technologie est passé par là, mais l'essentiel reste le plaisir que l'on trouve à jouer !
28 juillet 2006
Le Jeu vidéo est art (II) - ICO
Salutations,
Aujourd'hui je vais vous parler d'un jeu extraordinaire, un chef d'oeuvre indiscutable et absolu :
Ce jeu transcende le canon d'un genre connu et reconnu : le jeu d'action/aventure.
Quand on pense action/aventure on pense immédiatement à la série Tomb Raider !
Mais Ico est différent !
Ce jeu est tout ce que les Tomb Raider ne sont pas !
Un poème vidéoludique ?
Ico possède la qualité rare d'être poétique, une histoire simple et finalement universelle.
Un jeune garçon condamné a être sacrifié, sauve une jeune fille déstinée elle aussi au sacrifice. Ils luttent contre des ombres aux ordres d'une sorcière qui semblent régner sur ces ombres, lesquelles veulent s'emparer de la jeune fille. La jeune fille nommé Yorda ne parle pas la même langue qu'Ico, et malgré tout ensemble ils éssaie de fuir le chateau ou ils sont enfermés en s'entraidant et se défendant de leurs ténébreux ennemis.
Une inspiration sensitive...
En jouant à ce jeu on s'attache énormément aux personnage ! Cela vient de l'interface extrèmement bien pensé et à une idée prodigieuse : pour évoluer dans le jeu il faut tenir la main de Yorda et ne la lacher que dans les cas ou on ne peut faire autrement (saut au dessus du vide, varrape...). Le fait de tenir la main de Yorda fait pulser la mannette de telle sorte qu'on ressent physiquement le lien qui se matérialise entre Ico et Yorda.
De l'émotion...
Ce jeu possède la qualité quasi-unique de susciter de l'émotion, il touche aux plus profond du coeur le joueur ! Le joueur ressent le lien entre Ico et Yorda, et crée un lien, une empathie avec Ico et Yorda ! Le joueur tremble, s'emeut, s'interroge avec eux et n'a qu'une seule envie poursuivre l'aventure afin d'aller vers un happy end. Nombreux sont ceux qui ont joué à Ico de façon exclusive et compulsive ! Ce jeu implique le joueur comme nul autre !
Détail quand tu nous tient...
Ico en plus d'être émouvant, et impliquant possède les qualités d'un trés grand jeu :
- une maniabilité parfaite,
- un level design brillant,
- des angles de caméra bien étudié,
- des graphismes prodigieux et une animations sans défaut,
- des effets sonores et des musiques excellents.
Pour finir...
Ico possède une personnalité graphique exceptionnelle. Cela vient du choix des éclairages et des architectures savamment étudiés.
Ico est une oeuvre d'art faite jeux vidéo.
Pour aller plus loin ...
Le test d'ICO sur JeuxVideo.com :http://www.jeuxvideo.com/articles/0000/00001970_test.htm
L'article de Wikipédia sur ICO : http://fr.wikipedia.org/wiki/Ico_%28jeu_vid%C3%A9o%29
Le site officiel du jeu ICO : http://www.i-c-o.net/
Je vous recommande ICO, vous devez jouer à ICO ce jeu est prodigieux !
06 juin 2006
Le jeu vidéo est un art !
D'abord qu'est ce qu'un art ?
Si on se reporte à la définition moderne (selon wikipédia ) l'art c'est :
l'expression et la communication d'émotions et de sentiments au moyen de divers médiums.
Et le jeu vidéo correspond à cette définition !
Plus loin on peut dire comme wikipédia que l'art est "une forme d'interaction et d'échange".
Deux expression qui sont la définition même du jeu vidéo, ne parle-t-on pas souvent à son propos de loisir interactif !
Mais le jeu vidéo est il un art ?
Peut-on dire cela quand on voit la masse de la production ?
La question se pose effectivement !
Quand on voit les jeux comme :
Catwoman, Tigre & Dragon, Masters Of The Universe He-Man : Defender Of Grayskull, Paris-Marseille Racing : Police Madness, Taxi 3 ...
Comme pour le cinéma, qu'on ne songerait pas à attaquer sur sa nature artistique, le jeu vidéo est victime de la production de masse.
Pareillement le jeu vidéo comme il s'agit d'un média jeune (à peine 30 ans !),et qu'il possède une forte rentabilité pour les productions sortant de la masse, on retrouve beaucoup de production de basse qualité, n'ayant pour objectif que d'extraire un maximum de bénéfice !
Qui songerait a considéré comme des oeuvres d'art les productions cinématographique comme "La mutante", "Prédator", "AmericanPie", ou la série des "Scary Movie"...
Mais plus loin je peux prouver que le jeu vidéo est un art.
D'abord "le dixième art" est l'expression utilisé récemment (2006) par le ministre de la culture pour parler des jeux vidéo (lors de la remise des insignes de Chevalier dans l’Ordre des Arts et des Lettres à Michel Ancel, Shigeru Miyamoto et Frédérick Raynal).
Si on considère la musique, le cinéma, et la bande dessiné comme des arts comment considérer autrement le jeu vidéo ?
C'est la combinaison du cinéma, la bande dessinée pour les graphismes, la gestion des lumières et des caméras, et la musique pour le son.
Enfin pour affirmer qu'une discipline est un art il faut qu'il existe des auteurs dont voici une liste non-exhaustives :
L'école Japonaise:
Les auteurs :
D'abord à tout seigneur tout honneur le plus grand de tout les créateurs de jeux vidéo non seulement par son talent, mais aussi par son importance dans le jeu vidéo ou par le volume de ses créations :
Shigeru Miyamoto, le légendaire créateur de Mario, Link (de Zelda), Donkey Kong, et les Pikmins...
Ses émules de l'école japonaise :
Yu Suzuki le créateur génial de Space Harrier, Hang-On, Out Run, After Burner, Virtua Fighter et Shenmue...
Hironobu Sakaguchi le réalisateur vedette de Square Enix aux commande de la majeur partie des volets de Final Fantasy ...
Tetsuya Mizoguchi l'auteur d'oeuvre majeur comme Rez, Sega Rally Championship, Space Channel 5 et plus récemment Lumines ...
Hideo Kojima l'auteur d'oeuvres majeurs comme la série des Metal Gear solid, la série des Zone of the Enders et la série des Boktaï ...
Kazunori Yamauchi le créateur de la série des Gran Turismo
Yuji Naka le cerveau à la tête de la Sonic Team
Yoshiki Okamoto, créateur des séries Street Fighter II et Resident Evil.
Iga l'auteur de Castlevania symphonie of the night, Aria of Sorrow, dawn of sorrow ...
Fumito Ueda a réalisé les jeux Ico et Shadow of the Colossus.
Mais un jeu vidéo fait appel à divers artiste :
Yoshitaka Amano peintre et illustrateur, immense artiste multimédia a oeuvré entre autre sur la série Final Fantasy.
Ayami Kojima illustratrice et designer chez Konami connue en occident pour son travail sur la série des Castlevania.
Nobuo Uematsu le génial auteur des musiques des Séries Final Fantasy
Michiru Yamané la géniale compositrice des musiques des séries Castlevania
Akira Toriyama le légendaire auteur de DragonBall, Dr Slump a oeuvré sur la série de jeux vidéo la plus vendue : Dragon Quest.
L'école américaine :
Jordan Mechner, l'auteur de Karateka et surtout de Prince of Persia...
Richard Garriott, LORD BRITISH est l'auteur de la série Ultima et l'un des inventeurs du MMORPG avec le jeu ULTIMA ON-LINE...
Peter Molyneux, l'auteur de Populous, Syndicate, Theme Hospital, Black & White, Fable, The Movie ...
Chris Roberts, l'auteur de la série des Wing Commander
Chris Taylor, l'auteur de la série des Dungeon Siege, et de Total Annihilation ...
Roberta Williams, l'auteur de la série des King West, et de Phantasmagoria ...
Will Wright, l'auteur de la série des SIMS, et de la série des Sim City ...
Warren Spector, l'auteur de la série des Thiefs, de la série des Deus Ex, de la série des System Shock ...
Sid Meier, l'auteur de la série des Civilization ...
Rand Miller avec son frère, auteur de la série des Myst ...
David Perry, l'auteur de EarthWorm Jim, Cool Spot, MDK, Messiah, Sacrifice ...
John Carmack, l'auteur des séries Wolfenstein, Doom et Quake, le créateur de la technologie ayant amené la naissance du Fps ...
Lorne Lanning est le créateur de la société de développement de jeux Oddworld Inhabitants.
Tim Schafer le co-créateur de * The Secret of Monkey Island, LeChuck's Revenge, Day of the Tentacle, Full Throttle, Grim Fandango, Psychonauts
L'école anglaise :
Bitmap Brothers, créateur de Xenon ,Speedball , Xenon II: Megablast, Cadaver, Gods, Magic Pockets, The Chaos Engine, Z
Leur biographie sur wikipédia.
Toby Gard, Designer de Tomb Raider ...
Julian Gollop, créateur de la série XCOM ...
Charles Cecil, le créateur de Les Chevaliers de Baphomet, Les Boucliers de Quetzalcoalt, Les Chevaliers de Baphomet : le Manuscrit Voynich
L'école française :
Réputée mondialement pour son originalité, est reconnue même dans le langage commun du milieu avec l'expression "French Touch" !
Les dignes représentants :
Michel Ancel, l'auteur des séries Rayman, de Tonic Trouble, de Beyond Good & Evil, et de King kong.
David Cage, le leader et inspirateur charismatique de Quantic Dream ! Auteur de Nomad Soul (connu aussi sous le nom de Omikron) et plus récemment de Fahrenheit...
Sa biographie sur le site de Quantic Dream
Éric Chahi, l'auteur de Another World et à collaboré à Jeanne d'Arc, Voyage au centre de la Terre, Les Voyageurs du Temps .
Frédérick Raynal, l'auteur de Alone in the Dark , Little Big Adventure 1 et 2.
Benoît Sokal, immense artiste de bande dessinée, a collaboré à l'Amerzone, Syberia, Syberia 2 et Paradise.
L'école Russo-américaine :
Alexey Pajitnov l'auteur de TETRIS, Pandora Box.
Le mot de la fin
Quand on voit la prolixité et le nombre d'auteur concerné par l'art vidéo-ludique on se rend finalement compte que le jeux vidéo est non seulement un art mais qu'il est l'un des arts les plus vivants et productifs.
Pour aller plus loin je vous recommande le portail des jeux vidéo de Wikipédia :
le portail des jeux vidéo de Wikipédia
Une Prochaine fois j'essaierais de vous parler des oeuvres les plus marquantes de cet art.
A+
Diogène2000.


